Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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On fait remonter l'art de la verrerie à la plus haute
antiquité. Si Ton en croit Pline , cet art fut inventé en
Phénirie; il rapporte que les Grecs et les Romains sa-
vaient faire et peindre le verre; mais il ne nous est rien
parvenu de ces deux peuples qui nous donne la mesure
de leur talent dans ce genre. Des morceaux de verre
peints de plusieurs couleurs , et dont la plupart ont été
trouvés à Herculanum, confirment le récit de Pline ; il
assure qu'à Rome on savait peindre le verre ci imiter
ainsi l'éclat des p:erres précieuses. Ce qui est remar-
quable , c'est que jusqu'aux premiers siècles du chris-
tianisme, il ne paraît pas que les Romains se fussent
servis de verre pour leurs fenêtres. Les vitraux d'église
qui se sont conservés jusqu'à nous sont généralement
connus sous le nom de vitraux'gothiques. On ne peut
en désigner la date d'une manière précise.Ceux de l'ab-
baye de Saint-Denis furent peints du temps de l'abbé
Suger , vers iaf>o. On doit observer qu'ils sont anté-
rieurs de plus d'un siècle aux peintures sur verre de
Cimabiie , qu'on regarde comme le restaurateur de la
peinture ; et que leur exécution n'est point inférieure
aux ouvrages de cet artiste.

On exécute la peinture sur verre avec les matières que
l'on employé pour la peinture en émail, avec cette dif-
férence que les parties qui doivent être vigoureuses,
telles que les ombres et les draperies , sont peintes des
deux côtés du verre. Les couleurs sont toutes tirées du
règne minéral, et l'on expose les pièces à l'action du
feu, pour fixer les teintes sur le verre d'une maniera-
inaltérable.
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