Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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fant se précipitant sur le sein de sa mère qui vient d5eX>
pirer. La vue de ce groupe rappelle le plus célèbre
tableau du peintre grec , Aristide , dont Pline nous a
transmis la description. L'artiste avait représenté une
femme blessée à mort dans une attaque de ville, et qui
cherchait à éloigner de son sein l'enfant qu'elle allai-
tait, de peur qu'il ne suçât son sang avec son lait.

Le coloris a de la vigueur. On doit savoir gré au pein-
tre de ne lui avoir pas donné trop d'éclat; il en est plus
convenable à l'austérité de l'histoire et à ce sujet pathé-
tique. L'étole du saint archevêque est d'un rouge assez
vif; mais les teintes de son camail,d'un violet tirant sur
l'ardoise, et celles de son rochet blanc sont adoucies
par de larges demi-teintes.L'habit du malade qui s'ap-
prête à recevoir le viatique , est brun ainsi q l'une par-
tie des vêtemens de la femme qui est près de lui. Cette
femme a de plus une draperie verte. Sur le devant, les
couleurs sont plus entières , sans avoir trop de vivacité.
L'artiste a suivi le même principe pour les draperies
rouges et jaunes de la femme morte, pour le manteau
bleu de l'homme dont on ne voit que les épaules, et le
linge étendu sous le corps de l'enfant qui vient de suc-
comber à la contagion.
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