Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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Planche treizième. — La naissance de la reine Marie de
Médicis. Tableau, de la galerie, du Luxeïnbourg j par
Rubens.

Lucine, déesse qui préside aux accouchemens, pré-
sente à la ville de Florence, Marie de Médicis qui vient
de naître. La tête de - la jeune princesse est entourée
d'une auréole , symbole de sa grandeur future. Son gé-
nie tutélaire tient une corne d'abondance d'où sortent
la couronne et le sceptre de France, ainsi qu'une main
de justice. D'autres génies voltigent dans les airs, et
répandent des fleurs sur la reine. Deux enfans tiennent
tin écusson sur lequel on voit une fleur-de-lys qui rap-
pelle la permission accordée par Louis XI aux Médicis
de l'ajouter à leurs armes , comme un symbole d'al-
liance. Dans le ciel, le signe du Sagittaire indique le
mois où naquit la princesse* Sur le premier plan
est le fleuve Arno; le peintre a introduit ce fleuve
et le lion qui est près de lui, pour mieux caracté-
riser la ville. de Florence.

On voit que dans ce tableau ïtubens a adopté une
marche allégorique et poétique \ qu'il a toujours suivie
pour la composition de la galerie.

Le jour commence à paraître dans le lointain : les
personnages sont éclairés par le flambeau que lient
Lucine. Cette figure ne paraît pas d'à plomb, et semble
tomber en avant 5 mais ce défaut est avantageusement
compensé par la richesse et la variété de la composition.

La ville de Florence, couronnée de tours et de
fleurs , n'est pas dépourvue de grâce. Sa robe est
bleue ; le linge qui passe sur son sein et derrière
son épaule est d'un ton verdâtre. La draperie qui
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