Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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11 reste de lui peu de tableaux ; mais son poème sur
la peinture suffi! à sa réputation.

Cet Ai'lisle naquit à Paris eu 1611 ; il fut d'abord
destiné à la Médecine, mais son penchant pour les
Ans s'opposa aux intentions de sa famille. Il reçut
pendant deux années les leçons de Perrierel de Voiiet.
A l'âge de 11 ans, il partit, pour Rome, où il eut beau-
coup de peine à subsister : deux ans après , Mignard ar-
riva dans celte ville ; il avaiL contracté chez Voù'et une
amitié intime avec Dufresnoi; ils étudièrent ensemble
et se communiquèrent leurs observations sur les ou-
vrages des grands maîtres. Dufresnoi, plus savant dans
l'Histoire3i plus profond clans la Théorie, donnait à
sou ami d'utiles conseils, et celui ci lui enseignait la
pratique de l'art, Lorsqu'ils revinrent en France, ce
dernier, plus praticien, entreprit un grand nombre
d'ouvrages , ej fit part de Pais nce qu'ils lui procurè-
rent à l'ancien compagnon de ses éludes; il le logea
chez lui plusieurs années; mais Dufresnoi, étant de-
venu paralytique, se rétira aupiès de son frère au vil-
lage de Villiers-le-B,el ; et y mourut en 1665 à l'âge de
54 ans.

Son poëme latin sur la peinture jouit d'une haute
estime parmi les amateurs et les artistes. L'auteur
.s'occupa toute sa vie de le revoir et de le corriger ; il
mourut avant de pouvoir le livrer à l'impression.
Pepiles en a donné une édition accompagnée d'une
traduction française et d'observaliens. Reyuolds a en-
richi de remarques la traduction qu'on en a faite eo,
Angleterre.
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