Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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Planche trente-cinquième. — Le Prix du Chant ; par
Grandin.

Celte scène gracieuse retrace avec goût les défis
de bergers qu'on lit avec tant de plaisir dans Théo-
crile et dans Virgile. Les figures ont de la simpli-
cité, de la correction ; le site est bien choisi, et la
composition annonce un artiste pénétré des bons prin-
cipes. Ce premier ouvrage de l'auteur fut exposé au
salon de l'an n. Les figures sont de grandeur natu-
relle.

Observations sur le tableau de Sainte Cécile. ( Voyez
la planche trente-troisième.

J'ai donné aux personnages représentés dans ce
tableau les noms sous lesquels tous les auteurs les
ont désignés, depuis Vasari, contemporain de Ra-
phaël, jusqu'à M. de Lalande. Ces mêmes noms ont
été conservés par les graveurs : on les lit au bas de
la belle estampe que R. Strange publia en 1771.

Un littérateur, qui décrit depuis quelque temps les
tableaux du Muséum , a rejeté cette tradition fondée
sur les convenances et conforme à toutes les idées
reçues. Selon lui , ce tableau représente le Martyre
de Sainte Cécile. S. Paul, qu'il est impossible de
méconnaître , tant Raphaël a eu soin de le carac-
tériser, n'est dans cette Notice qu'on bourreau. S.
Jean, quoiqu'on voje son aigle auprès de lui, est
un jeune Néophyte qui prend le plus vif intérêt au
sort de Sainte Cécile. La Madeleine , tenant son vase
de parfums , n'est plus qifune compagne de la Sainte.
Enfin S. Augustin est un prêtre qui assiste Sainte
S. * ' 18..
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