Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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Planche trente - neuvième. — La Vierge aux Anges,
Tableau de la galerie du Muséum; par le Parmesan.

La Vierge contemple avec tendresse l'Enfant Jésus
endormi. Près d'elle, on voit plusieurs anges, dont l'un
tient une urne de crystal (*).

Ce tableau est célèbre depuis longtemps sous le
nom de la Madonna del collo longo ( la "Vierge au long
col ) , à cause de l'extrême longueur que le peintre
a donnée à cette partie de la figure principale. Il
est digne, sous plusieurs rapports, de sa réputation.
Quoique les proportions de la Vierge et de son fils
soient un peu gigantesques , le dessin a de la cor-
rection et de la grandeur. T es têtes , et surtout celle
de la Vierge, unissent la grâce à la noblesse. Les
plis des draperies sont larges et d'un excellent goût.

Le coloris de ce tableau est bien supérieur à celui
de la Sainte Catherine du même maître, dont oc a
donné dernièrement la gravure (**). Le ton local
est solide et vigoureux , sans être noir. Le clair-
obscur est bien entendu; et, si les carnations n'ont
pas toute la fraîcheur qu'on pourrait désirer, elles
ne manquent cependant pas de vérité.

La Vierge est vêtue d'une robe gris de lin, tirant
sur le vert, et d'un manteau bleu. Le rideau du

(*) On aperçoit dans Je lointain une figure drapée à l'antique
ef tenant un rouleau. Le tableau n'était pas encore nettoyé lors-
qu'on l'a dessiné, de sorte que l'artiste a pris pour une femme
cette figure qu'on a reconnu depuis être celle d'un homme.

[**) Pl. aq, p. 65 de ce volume.

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