Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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fond est jaune, et la doublure qu'on aperçoit près
de la tête de la Vierge est de couleur de laque. Le
pied de cette figure est appuyé sur un coussin vert ;
celui de dessous est cramoisi.

Les colonnes sont bien modelées , mais le reste
de l'architecture est d'un ton sombre et lourd qui
se confond avec le ciel; de sorte que cette partie du
tableau enfonce trop, et que les colonnes paraissent
ne rien supporter.

Il est douteux que ce tableau soit celui dont parle
Vasari , dans la Vie du Parmesan. C'est ainsi qu'il
s'exprime: « Le Parmesan peignit, pour l'église de
« Santa Maria de' Servi, à Parme , la Vierge tenant
« dans ses bras son fils endormi; à côté d'elle sont
« quelques anges, dont l'un porte une urne de crystal,
« dans laquelle brille une crois que la Vierge con-
« temple II ne fut pas satisfait de cet ouvrage, et
« ne le termina pas. On y admire cependant sa ma-
« nière belle et gracieuse (*). Ou la description de
Vasari n'est pas exacte en tons points, ou le Parmesan
a fait deux ouvrages presque semblables. Dans celui-ci,
qui est aussi terminé qu'aucune autre production de ce
peintre , la Vierge regarde son fils. Quant à la croix, il
n'a pas été possible de la découvrir dans le vase.

La figure principale est plus grande que nature ; et
le tableau a environ 7 pieds de haut sur 4 de large.

(*) Vasari, vite de' Tittori, scultori et arcliitetti. Part. 5,
vol. 2, p. 242.
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