Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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■Planche soixante-deuxième. — Hygiée. Statue antique
de la galerie du Muséum.

Hygiée, dont lé nom en grec signifie la Santé, étai(-
fille d'Esculape, dieu de la médecine , et de Lampétie.
Les Grecs lui érigèrent des temples, et placèrent sou-
vent sa statue près de celle de son père. A Sycione, elle
était représentée couverte d'un voile \ et les femmes de
cette ville lui consacraient leur chevelure. Son symbole
caractéristique était un serpent avançant la tête vers
une patère ou une coupe qu'elle tenait à sa main: Ses
statues , monUmens de la piété reconnaissante , furent
très-mullipliées dans la Grèce jet, lorsque les Romains
eurent adopté son culte ^ ils n'eurent pas pour elle une
vénération moins profonde. On la voit souvent sur les
médailles avec une couronne de plantes médicinales.

Les modernes se sont quelquefois écartés des anciens
en traçant le portrait de la Santé. Dans le célèbre ta-
bleau de l'accouchement de Marie de Médicis , qui
fait partie de la galerie du Luxembourg, Rubens l'a
désignée par un génie nu et ailé^ ayant un serpent
autour de son bras.

La statue dont on donne ici le trait représente cette
déesse , vêtue d'une tunique et d'un manteau. Les
mains sont modernes , ainsi que la coupe ; mais la
plus grande partie du serpent est antique.

Cette figure, en marbre de Paros, et de grandeur
naturelle , n'a peut - être jamais offert de grandes
beautés ; mais , comme elle a éprouvé les injures du
temps, il serait difficile de la juger dans son étaf
actuel.
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