Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 5.1803 [Cigognara Nr. 3401-5]

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C 1S1 3

Planche soixante-douzième,—Barrière des Bons Hommes
ou de la Conférence,

C'est une idée hardie à l'architecte chargé de cette
composition, d'avoir osé placer le pavillon principal de
la barrière dans l'axe de la route de Versailles. Il a su
tirer un parti avantageux du pli de cette route, qui change
de direction à cet endroit pour suivre le cours de la
rivière, et former une entrée triomphale ,au moyen des
deux figures colossales dont la position symétrique dé-
corait avec magnificence cette barrière avant la révolu-
tion.

Ces figures, qui étaient dignes du ciseau du statuaire
Moitte , représentaient la Normandie et la Bretagne par
leurs attributs caractéristiques. Une espèce de douane
occupait le terrein situé à gauche du pavillon qui fait
face à la route, et dont la planche 72 donne ici le dessin.

On ne pouvait certainement concevoir une idée plus
noble et plus ingénieuse pour l'entrée d'une ville
capitale, et pour sauver l'irrégularité du terrein.

lies connaisseurs en architecture trouvent cependant
que l'ordre n'est pas assez capital, et qu'il est un peu
absorbé par la masse trop élevée qui le surmonte; l'ât»
tique qui perce au dessus du fronton amaigrit encore la
forme générale, et la complique sans nécessité ; elle eût
été couronnée plus, agréablement par les lignes ram-
pantes du fronton.

La niche et sa voussure, qui s'élèvent au dessus des
colonnes, produisent, de jour, un effet de lumière doux
et agréable,et la nuit, un autre effet piquant et théâtral,
lorsque j par la position des lampes placées derrière les
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