Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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bleaux. Il n'est pas «ne des figures principales oh
il n'y ait loujours de la correction et quelquefois de
l'élégance.

Sous le rapport de la couleur , le sujet présentait
un inconvénient difficile à surmonter dans la répé-
tition des mêmes teintes. Le manteau de la reine,
celui des princesses , et le vaste tapis qui couvre
tout le pavé de l'église sont également de couleur
Lieue et parsemés de fleurs-de-lys d'or. Rubens , en
privant de lumière la plus grande partie des étoffes,
en leur opposant savamment les tons lumineux des
hermines dont les manteaux sont doublés , et les
teintes ries carnations, a su trouver, dans la diffi-
culté même, les moj'ens d'être brillant et vigou-
reux. C'est avec la même science et le même suc-
cès qu'il a uni harmonieusement les teintes Touges
des vêtemens des cardinaux et les chappes d'étoffes
d'or des évêques.

Dans les figures d'hommes , Ruhens a tenu les
carnations très-animées ; celles des femmes ont
toute la délicatesse possible. On doit admirer en
particulier les têtes des deux jeunes femmes de
la suite de la reine, qu'on voit debout derrière celle
qui est à genoux.

Rien de plus piquant que l'exécution des dorures
et des pierreries. Les grandes fraises que , selon la
mode du temps , les dames portent à leur col, sont
rendues avec la plus grande légèreté.

Henri IV a un manteau violet sur un habit de
Salin. Il porte, selon l'usage d'alors, son cordon
•bleu suspendu à son col. Le dauphin est habillé de
satin blanc, et cette figure forme , près de la reine,
u»e masse de lumière qui contribue à diriger d'abord

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