Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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Orand coloriste dans tous ses ouvrages, Vandyck
ïi'en a peut-être point exécuté de supérieur à celui-ci
pour la fraîcheur et la finesse des teintes, ainsi que
pour la franchise et la vivacité de la lumière. Le
manteau du Saint est rouge ; son cheval est blanc. Le
vieillard , vêtu d'une draperie verte , est monté sur
un cheval brun. Les linges et les lambeaux de drap
qui couvrent en partie les mendians , sont d'un
gris coloré. Entre les deux guerriers, on en aperçoit
un troisième, vu par derrière et habillé de couleur
violette. Les nuages , qui servent de fond aux figures ,
sont de teintes suaves et assez vigoureuses. Tout le
tableau est exécuté avec une grande facilité de pinceau.

Cet ouvrage , digne sous tous les rapports , de la
réputation de Vandyck, offre néanmoins quelques
défauts; entre autres l'inexactitude du costume. L'ar-
mure de S. Martin, sa toque surmontée d'une plume ,
sont de quelques siècles plus modernes que celui où
il vivait. La figure ne se développe pas assez. Le
cheval a toute la pesanteur de formes des chevaux
flamands qui ont servi de modèles à l'artiste. Il n'au-
rait peut-être pas dû cacher au spectateur le visage
du Mendiant, qui est la seconde figure du tableau,
et qui aurait offert l'expression principale.
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