Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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touché d'une manière large et savante, rappelle les
productions plus capitales de Salvator, dans cette
telle partie de la peinture.

Notice sur Salvator Rosa.

Salvator Rosa, autrement nommé Salvatoriel, na-
quit à îfaples , en i6i5, d'un arpenteur. Francesco
Francanzano, peintre de cette ville , et son parent,
lui donna les premières leçons de son art. Salvator
éprouva, pendant sa jeunesse, les tourmens attachés
à l'indigence , et fut souvent obligé d'exposer ses ta-
bleaux dans les places publiques , pour en retirer une
médiocre rétribution. Les conseils de Lanfranc et
ceux de Ribéra, dit PEspagnolet, lui furent très-utiles.
Il n'avait encore que 20 ans, lorsqu'il vint à Rome où ,
pendant 4 années, ses études assidues développèrent
ses talens. Sa réputation commençait à s'étendre : le
cardinal Brancacci le mena dans son évêché de Viierbe,
où, il peignit plusieurs tableaux. Il alla ensuite à
Florence avec le prince Jean Charles de Médicis ,
et y resta 9 années. Les seigneurs Maffei l'occupèrent
quelque temps à Vollerrc Enfin , il revint à Rome , où
i! se fixa. Il mourut dans cette ville, en 1673, à l'âsie
de 58 ans, et lut enterré aux Chartreux, où l'on voit
son portrait et son épilaphe.

Salvator a laissé un grand nombre de compositions
ingénieuses. Il peignait avec une célérité qui l'a souvent
empêché de joindre à la franchise de sa touche la grâce
et la correction. Doué d'un rare talent pour le paysage,
il se plaisait à représenter des sites sauvages et roman-
tiques; les figures qu'il y a placées ont quelque chose
d'extraordinaire et de gigantesque.

La fin de lu Notice à la Planche S.
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