Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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Quelques personnes qui ont vu le pavement du
Panthéon, couvert d'eau par des crues extraordi-
naires , et rendu ainsi en quelque sorte à sa première
destination de salle des Thermes , ont assuré que
la réflexion dans l'eau de sa noble architecture et
des caissons de sa voûte , bien que dépouillés de
leurs antiques ornemens; que cette réflexion, dis-je ,
présentait le coup-d'ceil le plus séduisaut et le plus
extraordinaire. La proportion un peu basse du vais-
seau y gagnait en profondeur ce que le laps de temps
lui a fait perdre et au-delà; car on sait que l'on
descendait dans cette vaste salle des Thermes, et
que le temps ayant exhaussé le sol, la proportion
actuelle de cette masse est changée.

Que l'on se représente je brillant des marbres dans
leur magnificence , le nombre prodigieux de statues
et de vases de métal ou de porphyre , l'éclat des
bronzes, la foule d'esclaves employés au service des
bains, les sons d'une musique voluptueuse faisant
résonner cette voûte immense éclairée par le disque
radieux ouvert à son sommet, et l'on aura une idée
de la puissance, du luxe et de la dépense d'un empe-
reur romain.

L. G.
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