Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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Planche vingt-sixième. — Esculape et Télesphore. Groupe
antique de la galerie du. Musce.

Peu de statues ont été autant multipliées cliez les
anciens que celles d'Esculape. Outre les simulacres
de ce dieu, exposés dans les temples à la vénération
publique, on trouvait fréquemment, dans l'intérieur
des maisons, de petites figures qui le représentaient,
semblables à celle dont on donne ici le trait. Elle
est en marbre blanc, et n'a que deux pieds de hau-
teur. Quoique la tête manquât lorsqu'elle fut décou-
verte, les attributs et les accessoires désignent clai-
rement le dieu de la médecine. Esculape appuyé le
bras droit sur un tronc d'arbre, autour duquel s'en-
tortille le serpent emblématique. La petite figure qu'on
aperçoit à sa gauche représente un médecin nommé
Evémérion qui , par ses connaissances profondes dans
l'art de guérir, mérita les honneurs divins. Après
sa mort, on lui donna le nom de Télesphore; et
la ville de Pergame fut la première qui plaça ses
images dans des temples. Elles ont presque toujours
les formes de l'extrême jeunesse. Il présidait surtout
à la convalescence : ses mains, cachées sous un ample
manteau, désignent les soins qu'on doit apporter à sa
santé, lorsqu'on vient d'échapper à la maladie. La tête
de cette petite figure est moderne, comme celle.
d'Esculape, mais toutes deux ont été copiées d'après
l'antique. Quoique le travail de ce groupe soit assez
bon , les détails paraissent exécutés avec quelque
sécheresse.
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