Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 7.1803 [Cigognara Nr. 3401-7]

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■Planche trente-sixième. — Antinous en Hercule. Statue
antique de la galerie du Musée.

On a souvent eu l'occasion de remarquer combien
les statues du jeune favori d'Adrien s'étaient multi-
pliées , d'après les ordres de ce prince. Pour jeter
quelque variété dans cette suite de portraits, et sans
doute aussi pour honorer davantage Antinous, on
l'a décoré des attributs d'un grand nombre de divi-
nités. La statue dont on donne le trait est accom-
pagnée de ceux qui désignent particulièrement Hercule.
Debout et Je bras droit élevé vers le ciel, Antinous
laisse retomber son autre bras sur la massue que
recouvre la peau de lion.

Sans l'extrême ressemblance de la tête avec toutes
celles qui représentent Antinous, on pourrait croire
que l'artiste a voulu représenter Iole, compagnon
d'Hercule, qui, dans quelques monumens anciens,
porte comme ce Dieu la peau de lion et la massue.

Cette statue est colossale; l'exécution en est noble
et ferme, et caractérise les sculptures du temps
d'Adrien , époque où l'art produisit des chef-d'ceuvres
peu inférieurs à ceux des beaux jours de Périclès
et d'Alexandre. La tête est belle ; les cheveux sont
bouclés avec grâce , et d'un travail délicat. On n'a
pu déterrer cette statue que par morceaux détachés,
car elle est cassée en plus de vingt endroits ; mais
on l'a restaurée avec soin. Elle est en marbre da
Luni, et fut trouvée dans les environs de Tivoli, dîi
l'on sait qu'était la Villa Adriana.
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