Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche quatrième.— Le Lion de Florence ; par Monsiau.

Vers la fin du dix-septième siècle, un lion, échappé
de la ménagerie du grand-duc, parcourait les rues
de Florence , et portait partout la terreur. Une
femme, qui fuyait en tenant son enfant dans ses
bras, le laissa torpber, et le lion s’en saisit. Eperdue,
elle se jette à genoux devant le terrible animal, et
lui demande, avec toute l’expression d’une mère au
désespoir, la vie de son enfant. Le lion s’arrête, la
regarde fixement, remet l’enfant à terre , sans lui avoir
fait aucun mal, et s’éloigne. Tel est le trait pathétique
dont M. Monsiau a enrichi le répertoire des artistes.
Son tableau, exposé au salon de l’an 9, attira par-
ticulièrement l’attention du public , tant par le choix
du sujet que par le talent et le soin avec lesquels
il était exécuté.

Suite de la Notice sur Rembrant.

Une de ses ruses habituelles était de tirer d’a-
bord quelques épreuves d’une gravure ébauchée : il la
terminait ensuite ; et, quand elle était usée , il la retou-
chait et y faisait quelques changemens , afin de se
procurer , avec la même planche , trois sortes d’estam-
pes différant par leur effet. Quelques écrivains, et entre
autres d’Argenville, rapportent qu’il fit banqueroute et
passa plusieurs années en Suède, d’où il revint à Ams-
terdam ; mais Descamps , auteur de la Vie des peintres
flamands , allemands et hollandais, affirme que depuis
l’an i63o Rembrant ne sortit point d’Amsterdam , et
qu’il y mourut en 1674, à l’âge de 68 ans. De Piles a écrit
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