Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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0.5
1 cm
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C 17 )

JPlanche cinquième.—■ Le Christ au jardin des Oliviers.

Tableau de la galerie du Muséum ; par Barthélemy

Murillo.

Ce tableau offre, dans un très-petit cadre (*), les
principales beautés qui ont acquis à Murillo sa célé-
brité. La figure du Christ a de l’expression, mais elle
est dépourvue de noblesse. Ce défaut est encore plus
sensible dans celle de l’Ange. Tout ce qui tient au co-
loris est traité avec une grande supériorité ; les carna-
tions sont vraies ; le clair-obscur est piquant et bien
entendu. La lumière principale frappe sur le visage du
Christ, et l’Ange se détache en demi-teinte sur le fond
lumineux de la gloire. La tunique de l’Ange est de cou-
leur de laque , et celle du Christ d’un bleu doux qui
s’unit très-bien aux teintes violettes de son manteau. Le
fond du tableau est sombre sans être noir. Sur le second
plan, on entrevoit les Apôtres endormis au pied d’un
arbre ; et, plus loin, on distingue un groupe de soldats
qui s’avancent pour saisir Jésus. Ces dernières figures
sont éclairées par un flambeau.

Notice sur Murillo.

Barthélemy Etienne Murillo naquit, en i6i3, d’une
famille opulente, dans la ville de Pilas , à cinq lieues
de Séville. Son oncle , Jean de Castillo, qui peignait à
Séville des tableaux de genre , lui donna les premières
leçons de son art. Murillo partit ensuite pour Madrid ,
où son compatriote Vélasquôz, premier peintre du roi,

(*) II n’a qu’un pied six pouces de haut, sur un pied de large;

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