Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche dixième.— S. Marc. Tableau de la galerie du

Muséum ; par le V alentin : figure de grandeur na-
turelle.

Lorsqu’on a donné, dans le second volume des An-
nales, le trait d’un tableau de Pra-Bartholomeo, repré-
sentant S. Marc, on a rapporté les principales circon-
stances de la vie de cet évangéliste (*) ; la répétition en
serait superflue.

Le Valentin a représenté S. Marc dans une attitude
contemplative. On voit près de lui un livre ouvert, une
plume et une écritoire. Il est inutile d’observer que la
forme moderne de ces objets est un anachronisme. La
tête du saint est belle, sans être noble ; le caractère de
cette tête et sa barbe blanche rappellent plutôt S.
Pierre que tout autre saint. De sorte que, sans les
accessoires, on pourrait penser que l’artiste a voulu
peindre le prince des apôtres , lorsqu’il pleure son
péché, et non l’un,des évangélistes. Cette figure est
d’une couleur vraie et vigoureuse. La tunique, d’un
bleu sombre , et le manteau jaune-brun, se détachent
sans dureté sur le fond du tableau , qui offre autant
de vigueur et plus de transparence que les fonds des
tableaux du Caravage, dont le Valentin a suivi la
manière. Près de S. Marc, on aperçoit, dans la
demi-teinte , le lion qui sert à caractériser cet évan-
géliste. Il est probable que le Valentin , qui a tou-
jours copié la nature avec force et fidélité, n’a pas

(*) Voyez PL 55, p. iog de ce second voLumo.
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