Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche seizième. — Cyrus condamné à périr par l’ordre

d’Astyages. Tableau de Perrin : figure de grandeur

naturelle.

Tous les critiques conviennent que peu d’histoires
sont aussi confuses que celle de Cyrus. Hérodote et
Xén.ophon ont écrit la vie de ce prince, avec des cir-
constances absolument différentes.Dans le tableau dont
on donne le trait, l’artiste a suivi un passage d’Hérodote.

Astyages , dernier roi des Mèdes , vit en songe une
Vigne qui sortait de son sein , et dont les rameaux s’é-
tendaient sur toute l’Asie. Les Mages qui expliquèrent
ce songe assurèrent le roi que son petit-fils lui ôterait la
vie, et s’emparerait du trône. Astyages alors fit venir
dans son palais sa fille Mandane , et, aussitôt qu’elle
fut devenue mère de Cyrus ,il chargea l’un de ses cour-
tisans, nommé Harpages, de faire mourir l’enfant. Ce-
lui-ci porte le jeune Cyrus dans sa maison. L’horreur
que lui inspirait l’ordre barbare de son maître, et la
nécessité d’obéir, agitent violemment son esprit. Il
n’accorde point aux prières de son épouse la vie de cet
enfant,mais il ne peut se résoudre à exécuter lui-même
le fatal arrêt. Il fait venir le bouvier du roi, lui ordonne
d’exposer Cyrus sur une haute montagne, et de l’infor-
mer ensuite de sa mort. Le bouvier part avec un esclave
d’Harpages qui lui révèle le secret de la naissance de
l’enfant. Il informe sa femme de l’ordre qu’on lui a
donné. Celle-ci qui , pendant le voyage de son mari,
venait d’accoucher d’un enfant mort, lui persuade de le
substituer au jeune prince, et sauve ainsi la vie du héros
qui, par la suite, éleva l’empire des Perses a u plus haut
degré de gloire et de puissance.
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