Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche vingt - neuvième. —• Te Christ descendu de
la croix. Tableau de la galerie du Musée ; par
Vandyck.

Le Christ est étendu mort : sa tête repose sur les
genoux de sa mère. La Vierge élève les yeux vers
3e ciel, et paraît accablée de douleur. 5. Jean tient
la main du Christ , et montre à un Ange dont le
corps est caché par des nuages, la plaie que l’un
des doux y a faite. Cet Ange joint les mains d’une
manière à la fois affectueuse et compatissante, tan-
dis qu’un autre, qui ne peut supporter ce triste
spectacle, se couvre le visage d’une draperie noire.

Quoique ’Vandyck ait exécuté plusieurs tableaux
d’histoire supérieurs à celui-ci, on y retrouve cepen-
dant une partie des beautés qui distinguent les ou-
vrages de ce grand peimre. Toutes' les figures ont le
caractère qui leur convient. La mort est bien expri-
mée sur le visage livide du Christ , et dans l’affais-
sement des muscles de son corps. Ou pourrait desirer
que le nu de cette figure fût d’un dessin plus sévère.
Les bras étendus de la Vierge ont quelque chose
d’affecté et de théâtral ; mais Vandyck avait reçu
de Rubens ce style qui s’écarte quelquefois de la
simplicité des grands maîtres d’Italie et de Fiance.
Les figures des Anges et de S. Jean sont bien ren-
dues , et ne manquent pas de noblesse.

Le coloris de ce tableau n’a pas toute la délica-
tesse de teintes auxquelles on reconnaît Vandyck,
mais il a de la chaleur et cette exagération savante
qui n’est pas un défaut da#s une composition histo-
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