Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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escaliers, la grandeur du théâtre el celle des foyers ,
tout semble annoncer des dégagemens faciles el les
moyens d’une immense réunion de personnes sans
confusion , à l’entrée comme à la sortie, soit pour
les bals, soit pour les grandes représentations.

Il faut supposer que la rigueur du climat ne per-
met pas d’user, afnsi qu’en France et en Italie, de
ces portiques ou colonnades dont on aimerait à voir
un tel monument environné; un seul péristile de
huit colonnes forme avant-corps dans l’étendue de
la façade principale , et peut procurer la commodité
de descendre à couvert , les colonnes étant à niveau
du sol et suffisamment éloignées du mur pour offrir
un passage aux voitures.

La disposition intérieure des vestibules et des
escaliers est d’ailleurs telle qu’il est facile de cir-
culer et d’attendre les voitures dans un local clos et
bien échauffé par les poêles , quoique très-vaste et
richement décoré.

L’immense étendue de la scène , et la profondeur
du théâtre permettent au jeu des décorations et des
machines tous les développemens et les effets que
peut exiger un pompeux spectacle ; enfin le mur
d’une très-grande épaisseur qui environne ce théâtre
donne les moyens d’intercepter toute communication
avec l’extérieur, en cas d’incendie.

On 11e peut donc qu’applaudir à la prévoyance
et au talent de l’architecte, et louer, sans flatterie,
la munificence du souverain qui vient d’ériger aux
Muses un temple digne d’elles et de lui , ainsi que
l'inscription dédicatoire, en latin , placée dans la frise
du péristile , l’apprend aux spectateurs.

La Suite à la Planche qS*
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