Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche cinquante-quatrième.■— Esculape. Statue anti-
que de la galerie du Musée.

Les savans anciens et modernes comptent plusieurs
Esculapes. L'opinion la plus commune est celle qui
fait naître ce dieu d’Apollon et de Coronis , et qui
place sa naissance dans le voisinage d’Epidaure. Selon
quelques auteurs , Apollon le tira du sein de sa
mère que Diane avait tuée. Chiron présida à l’édu-
cation d’Esculape, qui devint bientôt célèbre par la
connaissance des simples et la composition des re-
mèdes. La perfection où il porta l’art de guérir le
fit nommer le dieu de la médecine. Compagnon des
Argonautes dans leur périlleux voyage, il leur ren-
dit de grands services. Comme Esculape ne se borna
point à guérir les malades , mais qu’il ressuscita les
morts , Jupiter le fil périr d’un coup de foudre, à la
prière de Platon. Machaon et Podalyre , ses deux
fils, furent également habiles dans son art, et sont
comptés parmi les chefs de la Grèce qui assiégèrent
Troie.

On rendit les honneurs divins à Esculape, quelques
années après sa mort. Epidaure , sa patrie , lui éleva
le premier temple ; et de là son culte ne tarda pas à
s’étendre dans toute la Grèce. Les malades y venaient
de toutes parts implorer la santé; et, lorsqu’ils l’a-
vaient recouvrée, ils suspendaient aux murailles des
simulacres d’or , d’argent , ou d’ivoire , représentant
les parties de leurs corps qui avaient été guéries par
la protection du dieu ( coutume qui a été imitée dans
des temps plus modernes ). Ou adorait quelquefois
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