Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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C Lï9 )

Planche cinquante-sixième, — Circé. Tableau de la
galerie du Musée ; -par le Guerchin.

Circé, selon la fable, était fille du Soleil et de la
nymphe Persa , une des Océanides ; ou, suivant quel-
ques auteurs , du Joui’ et de la Nuit. Elle fut célèbre
par sa profonde science dans Part des enchantemens.
Ayant empoisonné son époux, le roi des Sarmates, ses
sujets l’obligèrent à prendre la fuite.Elle se transporta,
dans le char du Soleil, sur la côte d’Etrurie, qui prit,
alors le nom de Cap de Circé, et fixa sa résidence dans
l’ile d’Ea. Jalouse de Scylla , amante de Giaucus, Circé
la changea en monstre. Elle métamorphosa Picus, roi
d’Italie , en pivert , parce qu’il ne voulait pas répoudre
à sa passion, et quitter pour elle Canentè , son épouse.
Par le moyen d’un breuvage magique, elle fit prendre
aux compagnons d’Uiysse la forme de divers animaux.
Le prudent roi d’Ithaque évita les pièges que lui ten-
dait Circé, parvint à s’en faire aimer, et obtint d’elle
qu’elle rendît à ses compagnons la figure humaine. Elle
eut de ce prince deux enlans, Agrius et Lalinus. Les
crimes attribués à Circé n’empécbèrent point les anciens
de la placer au rang des dieux. Elle eut des temples en
plusieurs endroits d’Italie.

Le Guerchin a représenté Circé occupée à une opé-
ration magique. Elle a sur sa tête une espèce de turban ,
surmonté d’une aigrette garnie de perles. Elle tient
d’une main sa puissante baguette , et de l’autre un vase
d’or. Un autre vase est près d’elle , sur une table , avec
un livre (auquel le peintre a mal-à-propos donné la
larme moderne ), et où sont tracés des caractères mys-
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