Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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rieur d’une espèce de forge, où l’on prépare, pour
Sainte Agalbe, de nouveaux tourmens.

Si l’on veut excuser le choix d’un sujet aussi repous-
sai!), qui ti’â peut-être pas dépendu de la v Imité de
l’anisle, on doit des éloges a S 'bas-tien de! Piômbo,
pour la manière énergique dont il l’a rendu. La télé de
la Sainte exprime bien le reproche et l’indigna lion. La
froide scélératesse, h vengeance sont empreintes dans
les t1 ails de Quintien. Le caractère ignoble ei féroce des
bourreaux a de la vérité. Le dessin des figures esl digne
d’un élève de Michel-Ange. Les formes de la Sainte
sont un peu trop prononcées; c’est un défaut dans
lequel l’école florentine est tombée, en voulant faire
preuve de connaissances anatomiques.

Sébastien del Piombo est moins coloriste dans ce
tableau que dans plusieurs autres. Les carnations man-
quent de finesse. Quiniien a un vêtement jaune et une
robe rouge doublée de bleu. Ces trois tons n’ont en-
sembleaucune harmonie. La draperie de Sainte Agathe
est violette et presque blanche dans les clairs Le rideau
qui passe derrière sa tête est d’un vert foncé. Le bour-
reau, vu de profil, est habillé de bleu ; l’autre a une
veste brune. Les objets du fond avancent beaucoup
trop, et sont peints avec quelque dureté.

Ce tableau , dont les figures vues à mi-corps sont de
forte proportion, était placé à Florence, dans le palais
Pilti. -
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