Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche soixante-unième. — Koyage de Marie de Mè~
dici fi au Pont de Cé. Tableau de la galerie du
Musée : par Rubens.

Sous la régence de Marie de Médicis , il se forma,
au Pont de Cé (*), un rassemblement qui menaçait
la France d’une guerre civile. La reine marcha vers
la ville rebelle, avec un corps de troupes , et la réduisit
en son pouvoir.

Pour représenter ce fait, Rubens a encore mêlé
l’allégorie a l’histoire. Marie de Médicis est montée
sur un cheval blanc : elle tient le bâton de com-
mandement. Sa tête est couverte d’un casque orné
d’aigrettes et de panaches. Près d’elle, on voit la
Force accompagnée d’un lion. La Victoire plane
dans les airs, et pose une couronne sur la tête de
la reine , dont la Renommée publie les succès. Un
aigle fond d’un vol rapide sur plusieurs oiseaux de
proie qu’il met en fuite ; allusion par laquelle le
peintre indique la défaite des révoltés. Cet événe-
ment est retracé dans le fond du tableau. On y voit
les rebelles présentant aux chefs de l’armée rojale , les
clefs de leur ville.

Peu de compositions pittoresques ont un effet aussi
brillant que celle-ci. Tout y est combiné pour faire
ressortir avec avantage la figure de la reine. Cette
princesse a l’air noble et riant. Sa robe de satin blanc

(*) Petite ville située sur le bord de la Loire. Elle faisait au_
trefois partie de la province d’Anjou , et est maintenant dans
le département de Maine et Loire.

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