Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 6.1804 [Cigognara Nr. 3401-6]

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Planche soixante-deuxième. — Le Mariage de Sainte
Catherine. Tableau de la galerie du Musée; pclr
le Corrège.

Les auteurs qui ont écrit la Vie des Saints et des
Martyrs avouent qu’ils n’ont pu rassembler que peu
de notions sur Sainte Catherine. Selon l’opinion la
plus générale , cette Sainte était d’une naissance
illustre, et possédait de vastes connaissances. Sou
attachement au christianisme lui attira les persécutions
de Maximin II, qui ordonna son supplice. Elle fut
liée sur une machine composée de plusieurs roues ,
garnies de pointes aigues ; mais les cordes s’étant
brisées, on lui trancha la tête. Cet événement, dont
l’époque est inconnue , dut se passer dans la ville
d’Alexandrie.

Les tableaux qui représentent l’union de Sainte
Catherine avec Jésus-Christ , n’ont pour fondement
qu’une pieuse tradition. Dans celui dont on donne le
trait, la Vierge assise tient sur ses genoux l’Enfant
Jésus. Sainte Catherine est près d’eux : on la reconnaît
à un fragment de roue sur lequel elle 'appuyé sa main,
et à l’épée , instrument de son supplice. Jésus se pré-
pare à lui donner l’anneau conjugal. Un Ange, tenant
des flèches, considère attentivement cette scène mys-
tique. Dans le fond, on aperçoit un paysage et plusieurs
hommes qui paraissent sacrifier à une idole.

Ce tableau , dont les figures sont de grandeur natu-
relle, était considéré comme un des plus capitaux de
l’ancienne collection du roi. Il est de la meilleure
manière du Corrège, d’une exécution large} moel-
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