Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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développa ses dispositions. Rome possède un grand
nombre de ses ouvrages. Le plus capital est le salon à
fresque du palais Barberini. Malgré les critiques aux-
quelles cette composition a donné lieu, elle a un en-
semble si gracieux , et quelques-unes des parties sont
si heureusement disposées, qu’on la regarde avec raison
comme line des plus belles machines pittoresques qui
existent. Pietre de Cortone peignit encore au palais
Pitti , à Florence , un salon et quatre salles. Son tra-
vail mérita l’approbation du grand duc et des connais-
seurs. On voit encore de ses ouvrages à Rome, à
la Chiesct nova , dans le palais d’Pnnocent X, place
Navonne, etc., etc. Le Gortone fut habile architecte,
comme le prouvent plusieurs églises construites sur
ses dessins. Il acquit une fortune assez considérable
pour pouvoir léguera l’église de Sainte Martine, où
l’on voit son tombeau , une fondation de 100,coo écus
(plus de 5co,oco fr. ). Alexandre YII le fit chevalier
de l’éperon d’or. Le Cortone mourut à Rome, en 1669,
à l’âge de 78 ans. O11 est en général persuadé que cet
artiste exerça, sur le goût de ses compatriotes, une
influence nuisible à la peinture , en s’écartant de la
route que ses prédécesseurs avaient parcourue avec
tant de succès. Mais, quoiqu’on puisse lui reprocher
avec justice d’avoir fondé une école où les parties
principales sont sacrifiées à des agrémens secondaires,
on aime toujours, dans ses compositions, cette verve
pittoresque qui ne s’y trouverait peut-être pas , s’il
se fût assujetti à des règles plus austères.
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