Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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Planche seizième. — Arislides. Statue (lu palais, du
Sénat ; par GartelLier.,

Arislides, surnommé le juste, est ma des plus illustres
personnages d’Athènes. Rival de Thémistoeles,, et plus
vertueux que lui, il fut banni par ses concitoyens.
Quelque temps après , ayant été rappelé , il oublia
tout, et invita Thémistocles à unir ses efforts aux siens
pour sauver leur commune patrie, attaquée par les
Perses. Pendant le cours de cette guerre, Âristides
rendit à son pays les plus importans services, et con-
courut puissamment au gain des batailles de Mara-
thon , de Salamine et de Platée. Il administra les
finances; il eut longtemps sous sa garde les immenses
trésors enlevés à l’ennemi ; et, à sa mort, telle était sa
pauvreté que l’état fut obligé de faire les frais de ses
funérailles, et de pourvoir à la subsistance de ses
enfans.

En plaçant une coquille dans la main d’Aristides ,
M. Cartellier a rappelé une circonstance intéressante
de sa vie. Un habitant de l’une des bourgades voisines
d’Athènes qui avaient droit de voter , s’adressa à lui-
même , sans le connaître, et le pria d’inscrire sur une
coquille (*) le nom d’Aristides dont il desirait le ban-
nissement. Vous avez donc à vous plaindre de lui, dit

(U C’était ordinairement sur des coquilles qu’on inscrivait le
nom du particulier trop puissant, ou trop célèbre qu’on bannissait
pour 10 années. Le mot ostracisme dérive de celui qui en grec
signifie une coquille.
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