Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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Planche vingt-troisième. — Le Miracle de S. Benoît.

Tableau du Musée de Versailles / par Bon Boul-
longne.

Un villageois et sa femme viennent de perdre leur
fils. Ils apportent son corps à S. Benoît, fondateur
de l’abbaye du mont Cassin, et le prient de ressusci-
ter cet enfant. Le Saint, touché de leurs larmes 5
invoque le ciel, et le miracle s’opère.

Ce sujet est rendu d’une manière intéressante. Le
Saint prie avec ardeur5 les deux moines, témoins
du miracle, ont dans leur attitude de la noblesse et de
la simplicité. Les trois autres personnages ont beau-
coup d’expression et de naturel.

La couleur de ce tableau est agréable; l’exécution fa-
cile, et le dessin , pris sur la nature, ne manque pas de
correction. Les figures sont de proportion demi-nature.

Bon Boullongne , frère aîné de Louis Boullongne
qui fut premier peintre du roi, naquit à Paris, en 1649*
Son père, Louis Boullongne , s’était acquis de la répu-
tation dans la peinture. Il ne négligea rien pour rendre
ses fils habiles dans cet art; et y réussit au point que
tous deux l’ont surpassé.

Bon Boullongne obtint de voyager en Italie avec une
pension du roi. Ce fut Colbert qui, à la vue d’un de ses
tableaux , lui procura cet avantage. Le jeune artiste
étudia les grands maîtres de Rome et de la Lombardie5
mais son goût le porta plus particulièrement vers
le Guide et les Caraches. Après s’être fait un nom en
Italie, Bon Boullongne revint en Prance. Il fut d’abord
reçu à l’Academie, et dans la suite nommé professeur.
8. la.
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