Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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Planche trente-huitième. — Ifdnge Raphaël et le Jeune

Tobie. Tableau de la galerie du Musée ; par Rubens.

On a donné la gravure du même sujet, traité par
Salvator Rosa , dans le septième volume des An-
nales (*).

Le tableau de Rubens offre de grandes beautés,
et quelques défauts. LJAnge a une expression douce,
et gracieuse. Si ses formes ne sont pas assez élé-
gantes , elles sont correctes pour l’espèce de nature
dont le peintre a fait choix. La figure du jeune Tobie,
moins noble que celle de l’envoyé céleste, a un mouve-
ment très-bien senti. Le coloris est frais, harmonieux
et brillant; L’arbre, le ciel, et l’eau sont exécutés avec
une grande liberté de pinceau. Rubens paraît avoir
peint le poisson avec un soin particulier ; il a parfai-
tement rendu les teintes fines et variées de son corps
encore humide. Ce tableau servait de volet, comme sa
forme l’indique, et couvrait, de même que celui dont on
donnera la gravure, planche 40 de ce volume, la Pèche
miraculeuse, par le même peintre. On les voit tous les
trois au Musée. Celui-ci a trois pieds et demi de large,
sur huit pieds et demi de haut.

(*) Voyez pl. 7 , p. 21 de ce septième rolume ; et, pour les détails
de l’histoire de Tobie, la description d’un tableau de Rembrandt
représentant Tobie et sa famille prosternés devant l’Ange; pl. 5,
p. i5 du sixième Yolume.
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