Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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Planche cinquante-septième. ■— Noli me tangere (*).

Tableau du Musée de Versailles ; par E. le Sueur.

« Marie Madeleine , pleurant près du sépulcre , vit
« Jésus debout, sans savoir néanmoins que ce fût
« Jésus. Alors Jésus dit t femme , pourquoi pleurez-
« vous? qui cherchez-vous? Elle, pensant que ce fut le
« jardinier, lui dit : Seigneur , si c’est vous qui l’avez
« enlevé , dités-moi où vous l’avez mis , et je rempor-
te terai. Jésus lui dit: Marie. Aussitôt elle se tourna ^
« et lui dit : Rabboni, c’est-à-dire, mon maître. Jésus
«. lui répondit : ne me touchez point • car je ne suis pas
« encore monté vers mon père; mais allez trouver mes
« frères, et leur dites de ma part : je monte vers mon
« père, et votre père : vers mon Dieu , et votre Dieu.

« Marie Madeleine vint donc dire aux disciples , qu’elle
« avait vu le Seigneur , et qu’il lui avait dit ces
« choses. » ( S. Jean , chap. 20 ).

De Sueur a traité ce sujet d’une manière simple et
expressive. Le Christ debout lève une main vers le '
ciel, et de l’autre semble écarter Marie Madeleine, en
prononçant les paroles rapportées dans l’évangile. La
Sainte est très-bien caractérisée par sa longue cheve-
lure , son vase de parfums, et surtout par l’expres-
sion d’amour et de piété répandue sur son visage.

(*) Ces mots latins, dont le sens est ne me touchez point, se trou-
vent dans les versions latines de l’évangile. On les a généralement
adoptés, comme titre des tableaux où Jésus est représenté appa-
raissant à la Madeleine,

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