Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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le ]->!us élevé. Pies d’elle , on voit Cybèle couronnée
de tours, et Vénus que l’Amour accompagne. Mercure
debout tient son caducée: Hercule, couvert de sa
peau de lion et appuyé sur sa massue, paraît se
reposer de ses travaux. Hans le Tond est le cercle
du Zodiaque dont on aperçoit les signes qui corres-
pondent aux premiers mois de la régence.

Sur le devant Beilone, tenant le trophée des armes
du-roi , se livre au désespoir. Près d’elle, la Vic-
toire, assise sur un amas d’armes , déplore la perte
de l’illustre guerrier. A côté de ces deux Divinités',
l’Hydre de la Rébellion, quoique percée d’un dard,
lève encore une tête menaçante.

De l’autre côté du tableau , la reine en deuil est
sur un trône. Minerve et la Prudence conseillent
à celte princesse d’accepter le gouvernement de l’état,
désigné par un globe fleurdelisé que la France lui
présente, et par un gouvernail que la Régence lui
remet. Les principaux seigneurs de la cour jurent à
la reine obéissance et fidélité.

Dans le genre allégorique adopté par Rubens, il
eût peut-être été impossible de produire une com-
position plus riche et plus expressive. L’introduction
des figures de Bellone et de la Victoire est une idée
aussi grande que poétiquement rendue. Celle de
l’Hydre est fuite et profonde.

L’apothéose de Henri IV semble former une double
action ; mais ce personnage lient si essentiellement
au sujet principal, il sert si bien à le caractériser et
à en augmenter l’inlérêt, qu’il ne peut paraître dé-
placé dans le tableau.

Parmi les figures allégoriques employées par Rubens,
if eu est une dont il a dû inventer les attributs , c’est
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