Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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Planche soixante-neuvième. ■—Les quatre Lvangélistes.

Tableau de la galerie du Musée ; par J. Jordaëns.

Un livre est ouvert sur une table, et les quatre
Saints paraissent méditer sur quelque passage impor-
tant, que l’un d’eux s’apprête à transcrire.

L’artiste n’a pas eu le soin de donner à chacun des
Evangélistes les attributs qui le caractérisent, de sorte
que S. Jean est le seul que sa jeunesse fasse recon-
naître.

Le dessin , assez correct, mais dénué de noblesse et
de grâce , ne rappelle en rien l’idée que l’on se forme
de ces personnages. Sous le rapport du coloris , ce
tableau est un ouvrage recommandable. L’ensemble est
vigoureux, et le pinceau hardi. La robe blanche de
S. Jean forme au centre une large masse de lumière.
Le manteau du Vieillard , placé à la droite de cet
apôtre, est de couleur brune. L’Evangéliste qui tient la
plume a une draperie violette. Le rideau du fond est
d’un rouge assez vif.

J. Jordaëns a commis une faute commune à beaucoup
d’autres peintres, en donnant aux livres une forme
trop moderne , et en substituant une plume au stylet
dont les anciens se servaient pour écrire.

Ces figures, vues plus qu’à mi-corps, sont de gran-
deur naturelle.

Jacques Jordaëns , né à Anvers , en iôôq, entra
dlabord dans l’école d’Adam Van-Oost. Il se maria
étant jeune; et, quelque désir qu’il en eut, ne fit
point le voyage d’Italie. Il étudia cependant, d’après
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