Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 8.1805 [Cigognara Nr. 3401-8]

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leurs tableaux, les grands peintres de ce pays, et sur-
tout les Vénitiens.

Entré dans l’école de Rubens , J. Jordaëns devint,
en peu de temps, un excellent coloriste. On a même
prétendu que Rubens, jaloux de ses progrès, l’em-
ploya longtemps à peindre en détrempe, pour lui faire
perdre le bon goût de couleur qu’il avait acquis. Mais
il est peu probable que Rubens, qui avait de l’élévation
dans l’ame, ait été capable d’un tel procédé.

Jordaëns a surtout réussi dans ses grandes et vastes
compositions ; il a fait aussi des tableaux de chevalet
très-estimés, entre autres le morceau dit le Roi boit
que l’on regarde comme son chef-d’œuvre (*).

(*) Cette composition , d’une douzaine de figures vues à mi-corps
et de grandeur naturelle, est maintenant placée au Musée Napoléon.
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