Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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qu'ils ne dédaignèrent pas d'étudier. Il existe un sonnet
d'Augustin Caracbe,dans lequel il dit queNicolo réunit
l'élévation de Raphaël, le terrible de Michel-Ange, la
vérité du Titien, la noblesse du Corrège , la belle
manière de composer du Tibaldi, et la grâce du Parme-
san. Ce jugement que l'admiration pour un compatriote,
a dicté, est sans doute une exagération poétique ; mais
Augustin Caraclie n'aurait pas parlé ainsi d'un artiste
médiocre.

Wicolo avait 40 ans, lorsque le Primatice l'appela en
France, et lui fit peindre, sur ses dessins à Fontaine-
bleau , un grand nombre de Fresques , dont la plupart
n'existent plus (*). Nicolo peignit aussi à l'hôtel de
Soubise. On sait qu'il mourut à Paris , dans un âge
très-avancé, mais l'année de sa mort n'est point connue.

(*)• L'histoire d'Ulysse, en 58 tableaux, fut détruite en 1740. Il
n'en reste que les estampes, par Van-Thulden, élève de Rubens.
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