Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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« traitement il croyait devoir éprouver? Suis, répon*
a dit Porus , le conseil que te donne cette journée
« où tu viens de voir combien le bonheur est peu
« solide.» Quint. Curt., lib. g.

D'aulres écrivains ont rapporté cette réponse d'une
façon plus laconique. « Comment veux-tu que je te
« traite? — En roi.»

La grandeur d'ame de Porus lui fut plus utile
que de basses soumissions. Alexandre fit panser ses
blessures , l'admit au nombre de ses amis, et lui
rendit ses états dont il augmenta l'étendue. Porus
se montra digne des bienfaits de son vainqueur, en
lui gardant une inviolable fidélité.

Le moment choisi par Le Brun est celui où- la
victoire des Macédoniens n'est plus douteuse, Quoi-
que plusieurs troupes d'Indiens combattent encore.

Alexandre, à cheval, et vu de profil, est au mi-
lieu des généraux de son armée. Il étend la main,
en sigrte de bienveillance, vers Porus blessé que
trois soldaets macédoniens amènent devant lui. Les
guerriers grecs , rangés en demi-cercle près de leur
roi, contemplent avec surprise et admiration le mo-
narque indien, remarquable par ses formes colossales,
son teint basané , et son armure brisée. Près de là
on voit un char, destiné sans doute au triompha-
teur. Plus loin, on porte sur un brancard la statue
d'or d'Hercule, divinité tutélaire des héros de la
Grèce.

L'autre partie du tableau et les plans éloignés
retracent la fin de l'action , et ne laissent aucun
doute sur la déroule des Indiens. Un soldat grec
traîne un prisonnier attaché à la queue de son che-
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