Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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Planche vingt-cinquième. — Le Christ descendu de la
croix. Tableau, de la galerie du Musée ; par F.
Salviati.

Le Christ mort est soutenu par Nicodéme, et par un
persounage vu de profil, que l'on croit être le roi de
France, Henri II , donataire du tableau. La Vierge
paraît leur confier le corps de son fils. Près d'elle, une
des saintes femmes se livre à la douleur. La Madeleine,
prosternée à terre , se dispose à baiser l'un des pieds du
Christ. A gauche , on voit quelques soldats , et dans le
fond, plusieurs femmes et des disciples de Jésus.

La composition de ce tableau rappelle trop l'enfance
de i'art. Rien n'y est net : on n'y voit aucuns plans.
Les figures sont entassées les unes près des autres, de
manière qu'il leur serait difficile de remuer. Plusieurs
d'entre elles ne prennent aucune part à Inaction. Le
coloris est faible, et l'exécution sèche.

Parmi ces défauts , on trouve des beautés réelles.1
Quoique le dessin manque de correction en quelques
parties, il est en général d'un goût noble et fier; les
têtes ont un grand caractère , et sont bien étudiées.
Celle de la Madeleine surtout paraîtrait de la plus
grande beauté , si L'on pouvait oublier que la douleur
n'y est pas assez fortement caractérisée. Les draperies
sont disposées avec art; on n'y peutguères blâmer que
la trop grande multiplicité des plis.

Ce tableau , dont les figures sont de grandeur natu-
relle, vient de l'église des Célestins de Paris. Il était
placé dans la chapelle d'Orléans.

Le nom propre de François Salviati était De Rossî.
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