Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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I

( 7i )

Planche trente-deuxième. —La Mère de pitié. Tableau
de la galerie du Musée ; par Bernardin Campi.

Ce tableau, dont les figures sont un peu plus grandes
que nature , est d'une exécution énergique.

La mère du Sauveur lève des yeux humides vers le
ciel , et semble pour ainsi dire ne s'occuper que de la
divinité de son fils , et attendre la résurrection pro-
mise. Il est fâcheux que les figures de ce tableau
soient dépourvues de noblesse. Ce qu'il y a de senti-
mental dans la physionomie de la Vierge, ne suffit pas
pour cacher le mauvais choix du modèle. Les formes
du Christ ne répondent point à l'idée qu'on se fait
d'un corps que la Divinité s'était choisi. Les draperies
sont un peu lourdes, et généralement le dessin de ce
tableau , dont la couleur est très-vigoureuse , a plus de
grandeur que de correction.

Bernardin Campi étudia sous Jules Romain ; on
connaît peu les particularités de sa vie ; il existait
encore vers la fin du seizième siècle. Il publia à Cré-
mone un ouvrage intitulé : Parère sopra la Pittura,
très-utile à ceux qui s'occupent de cet art.
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