Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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Planche quarante - unième. — Phaëton. Plafond de
l'hôtel Lambert; par E. Le Sueur.

Phaëton, prosterné devant son père , lui demande
la grâce de conduire, son char, seulement un jour.
Phébus, cédant à ses vœux , ceint le front de son
fils des rayons éclatans de sa couronne. Les chevaux,
par leur impatience, font prévoir le malheur de leur
nouveau guide. Semant les roses d'une main , et de
l'autre tenant un flambeau, déjà l'Aurore s'est élan-
cée pour annoncer le jour au monde qu'un Génie
soutient dans le vague des airs.

Les divinités du Printemps, de l'Eté, et de l'Au-
tomne composent la cour de Phébus, et sont caracté-
risées par les fleurs et les fruits qu'elles font naître. Le
signe du Lion est placé aux pieds de la déesse qui pré-
side aux moissons ; et plus bas , les autans amoncèlent
les nuages orageux.

Au dessus de plusieurs colonnes que sa faux vient
d'abattre,le Temps, qui règne sur toutes ces divinités,
continue sa course , et semble menacer à la fois la
Terre et le palais même du Soleil.

Cette composition , dont Le Sueur décora l'hôtel
Lambert, est de la plus grande richesse. Chaque partie
est exprimée avec la force ou la grâce qui lui convient.
C'est dans l'immensité du ciel que toutes ces figures
semblent se mouvoir, et l'on reconnaît le Sueur à
la justesse des détails qui servent à développer la
pensée.

Ce grand peintre, dont la santé était faible, et
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