Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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Planche quarante-deuxième. — Hercule et Apollon se
disputant un trépied. Tableau exposé au salon du
Louvre, en 1^91 ; par M. Bonvoisin.

Pausanias dit, d'après une tradition des Delphiens,
qu'Hercule étant venu à Delphes , pour consulter
l'oracle d'Apollon, Xénoclée, qui était alors la prêtresse
du dieu , ne lui voulut rendre aucune réponse, parce
qu'il était encore tout souillé du sang d'Iphilus ; qu'ir-
rité de ce refus, Hercule emporta du temple le trépied
sacré, mais qu'enfin l'ayant rendu , il obtint de la prê-
tresse l'oracle qu'il sollicitait. C'est de celte tradition,
ajoute le même historien, que les poètes ont pris occa-
sion de feindre qu'Hercule avait combattu contre
Apollon pour un trépied ; et c'est aussi d'après cette
fiction, que l'auteur de ce tableau a supposé qu'aux cris
delà prêtresse, Apollon, descendu dans le temple,
arrête Hercule à l'instant de sa fuite.

Le temple de Delphes, suivant diverses traditions
rapportées par Pausanias, ne fut d'abord qu'une cha-
pelle faite de branches de lauriers; Agamède et Tro-
phonius, architectes contemporains d'Hercule, le con-
struisirent en marbre.

M.Bonvoisin suppose que-, selon l'usage des anciens,
le temple est découvert dans le milieu. L'une des deux
statues que l'on voit placées dans des niches repré-
sente Jupiter, père d'Apollon, et l'autre, Diane,
sa sœur. La statue de bronze , placée sur un socle
entre les colonnes , est un présent consacré à Apollon ;
«ne inscription grecque, et le serpent représenté sur le
devant de l'autel, indiquent que le temple est dédié à
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