Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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publique faite à Paris , une de ses terres cuites fuî
vendue comme étanl de François. Van Waeyenberghe
vint à Paris en 1770, et ne négligea rien pour y
acquérir les connaissances nécessaires à son art ; mais
bientôt il se dégoûla des études de l'Académie, où,
disait-il, les divers systèmes des processeurs retar-
daient ses progrès.

D'un caractère timide et même un peu sauvage,
s'occupant plus de perfectionner son talent que de
le faire valoir , longtemps Van Waeyenberghe resta
inconnu. Le privilège des Académiciens qui seuls
avaient droit d'exposer au salon, lui semblait une
injustice, et enchaînait son ardeur. La révolution
ayant mis fia à cet abus, Van Waeyenberghe reprit
courage; et, en peu de temps, la Psyché, une Vénus,
un génie de la France, et plusieurs autres figures,
sortirent de ses mains. Malheureusement ce travail
excessif épuisa sa santé déjà altérée, et, avant d'avoir
exécuté en marbre aucun ouvrage important , il
mourut à l'âge de 3j ans ,le 3 juillet 179^. Les malheurs
où la France était alors plongée , empêchèrent de
donner à cet artiste tous les témoignages d'estime-
qu'il méritait; mais les regrets doivent être d'autant
plus vifs , que la paix dont jouissent maintenant les arts
lui eût fourni les plus belles occasions de signaler
ses rares talens. Un voyage en Italie était néces-
saire pour épurer son goût et lui donner l'amour
du style grec , dont il ne sentait point assez les.-
beautés.
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