Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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( ioS )

Voyant ses tableaux : Crayer, Crayer, personne ne vous
surpassera. Un de ses ouvrages , envoyé au roi d'Es-
pagne , lui mérita une chaîne d'or et une pension con-»
sidérable ; mais Crayer dédaignait les richesses , et leur
attrait ne put le fixer à Bruxelles. La cour ne lui pa-
raissait point un séjour convenable aux artistes ; lors-
qu'il put l'abandonner, il se retira dans la ville de Gand
où il trouva le repos qu'il estimait plus que la fortune
et les honneurs.

Les productions de Crayer sont nombreuses ; il ne
plaçait que peu de figures dans ses compositions; ses
couleurs sont fondues avec un art admirable , et ses
draperies ajustées avec une grande simplicité. Enfin, il
est moins chaud que Rubens, mais quelquefois il est
plus correct. Il a tellement approché de Van Dyck ,qui
fut son ami, que plusieurs de ses portraits furent attri-
bués à ce grand maître. ,

Il dut à ses mœurs réglées une vieillesse vigoureuse
qu'il consacra toute entière à l'exercice de son art. Ii
mourut en 166g.
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