Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

Seite: 113
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1805a/0174
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( »3 )

Planche cinquante-troisième.— 5. André. Tableau de là
galerie du Musée; par le Calabrèse.

Ce tableau est d'une très-petile proportion. S. André,'
exposé sur la croix, tourne ses regards vers le ciel ;
différens personnages contemplent ce martyr qui
semble être le sujet de l'entretien des deux figures,
placées dans le fond.

L'effet de ce tableau est noir et peu agréable : la tou-
che en est facile, mais heurtée. Le peintre paraît
s'être attaché à donner beaucoup de saiilie au torse de
Si André ; on ne doit cousidérer cet ouvrage que
comme une esquisse.

On reproche à Matthias "Preti, surnommé le Calabrèse,
de l'incorrection dans le dessin, de la dureté dans la tou-
che ; sans ces défauts, la richesse de ses inventions-, la
vigueur de son coloris , le relief admirable de ses
figures, lui assigneraient une place distinguée parmi
les plus grands peintres. Lan franc , qui fut son maître,
lui inspira son goût pour les grandes machines; et,
comme Lanfranc, il vit ses tableaux de chevalet bien
moins estimés que ses fresques. Son ialent ne convenait
qu'aux sujets les plus tragiques. Il peignit la vie de
S. Jean, à Malte, dans l'église cathéd-ale; et son
ouvrage parut si parfait aux chefs de l'ordre qu'ils
nommèrent Preti chevalier de grâce et commandeur de
Syracuse. A Naples , il obtint les mêmes succès ; mais
Giordano, par une manière différente de la sienne,
ayant, malgré ses imperfections, attiré à lui tous les suf-
frages , le Calabrèse quitta îîaples et retourna à Malte
9- a7
loading ...