Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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propres pelils-fils, descendans de David par Joram
son époux-, mais Josabelh, fille d'une autre femme de
Joram , sauva le jeune Joas dont les blessures n'étaient
point mortelles. Joad, grand-prêtre, l'éleva dans le
temple, parvint à le placer sur le trône , et à punir
Athalie de tous ses crimes.

Racine a supposé qu'avant sa chute, Athalie, in-
quiétée par un songe , vient dans le temple des fidèles
Hébreux, reconnaît, dans Joas, l'enfant que le songe
funeste lui a montré comme son assassin , l'interroge ,
s'intéresse à son sort 5 et, cédant à la pitié qu'elle
s'étonne de sentir, invite celui qu'elle ignore être son
petit-fils , à venir habiter avec elle le palais des rois de
Juda. L'enfant rejette cette offre, en lui représentant
qu'elle ne prie point le même Dieu que lui; Athalie
répond :

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c< J'ai mon Dieu que je sers ; Vous servirez le vôtre.
« Ce sont deux puissans Dieux.

J O A S.

« Il faut craindre le mien :
« Lui seul est Dieu, Madame , et le vôtre n'est rien. »

C'est là le moment choisi par M. Aparicio. La réponse
de Joas porte le trouble dans l'ame d'Athalie ; Josabeth
craint que cette réponse n'attire la vengeance de cette
femme cruelle sur le précieux reste de la maison de
David ; Abner , au milieu de la cour d'Athalie, resté
fidèle à la loi sainte, s'étonne de la sagesse du jeune
orphelin, et Zacharie, placé derrière la reine, exprime
le même sentiment avec la naïveté de son âge.

Ce tableau , exposé au dernier Salon , a justifié com-
plètement la protection éclairée que S. M. le roi d'Es*
pagne accorde à M. Aparicio. La couleur est vigou-
reuse, et le dessin d'un beau caractère.
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