Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 9.1805 [Cigognara Nr. 3401-9]

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Planches soixante-unième, soixante-deuxième, soixante-
troisième, i— Parus combattant. Tableau de la collec-
tion du Musée; par C. Le Brun.

On a donné, à la page 4g de ce volume, un détail
historique du passage de l'Hydaspe et de la défaite de
Porus , en parlant du tableau ou ce prince est amené
devant Alexandre. Dans celui-ci, Porus n'est point
encore vaincu. Son armée est dispersée; quelques
sujets fidèles tombent expirants autour de l'éléphant
qui le porte. Les soldats macédoniens se réunissent
pour l'attaquer; toutes leurs flèches , tous leurs jave-
lots sont dirigés contre lui. Son éléphant, furieux des
blessures qu'il reçoit , serre dans sa trompe un cheval
qu'il étouffe. D'un côté sont déjà dressées les tentes des
vainqueurs, et de l'autre on voit fuir les débris de l'ar-
mée indienne.

Quoique cette composition ne soit point aussi variée
que celle des autres batailles de la même suite, on y
remarque toutes les beautés qui assurent la gloire de ces
ouvrages auxquels il ne manque qu'une exécution un
peu plus ferme.

L'ordonuance de ces vasles morceaux est toujours un
nouveau sujet d'admiralion. Rien de mieux entendu
que la manière dont la figure de Porus est élevée
au dessus de tout ce qui l'environne, sans pourtant
paraître isolée. Ce roi semble être une tour qu'assiège
une armée entière. Il est resté seul, mais seul il se
défend contre tous. Il est toujours le héros qui, un
instant avant,a forcé Alexandre de s'écrier : « ô Athé-
* niens, à quels périls il faut s'exposer pour mériter
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