Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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Planche onzième. •— Cicéron. Statue; par M. Lemot.

Cette figure, qui a 7 pieds de proportion, est placée dans
la salle du Tribunat, ainsi que la statue de Démosthènes
de M. Le Sueur, insérée dans le dernier Numéro. Le lieu
où s’assemblent les magistrats chargés de discuter les in-
térêts de la nation ne pouvait être mieux décoré que par
les statues des deux orateurs qui ont le plus illustré la tri-
bune d’Athènes et de Rome.

Cicéron est représenté ici lorsque muni des preuves de
la conspiration de Catilina, il dévoile au Sénat toutes les
ramifications de cette trame odieuse qu’il avait observée
dans tous ses progrès , et dont les résultats devaient livrer
Rome à l’incendie, au pillage, au meurtre et enfin à la
tyrannie d’un homme diffamé, et plongé dans tous les
vices. Instruit de ce que Catilina voulait tenter , le Sénat
confia les intérêts de la patrie à Cicéron qui, par sa pru-
dence, son courage et son éloquence, déjoua les projets
des conspirateurs, livra plusieurs coupab’es au supplice,
et força Catilina de fuir de Rome et d’aller chercher la
mort dans les combats, à la tête d’une poignée de factieux.

L’expression de cette figure est d’un grand caractère: on
voit que l’illustre orateur parle et médite à la fois. En dé-
nonçant les coupables , il tremble encore pour Rome , et
son esprit est occupé des moyens de la défendre. L’artiste
a su lui donner une attitude qui unit la simplicité à la
noblesse, et l’étude des ouvrages antiques se fait recon-
naître dans la manière heureuse dont la toge est ajustée*

ir.

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