Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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Planche douzième. — le jeune Spartiate ; par M. Le.

Barbier aîné.

La perte du bouclier causait en Grèce le déshonneur
d’un soldat. Epaminondas, avant d’expirer, voulut revoir
le sien qu’on avait retrouvé sur le champ de bataille de
Mantinée. Les Lacédémoniens, qui poussaient jusqu’à
l’excès toutes les vertus guerrières, devaient tenir plus que
d’autres à cette partie de leur armure : aussi lorsqu’un
Spartiate perdait la vie dans le combat le rapportait-on
sur son bouclier. Dessus ou avec, disaient les femmes de
Sparte à leurs fils partant pour défendre la patrie.

Tel est le sujet du tableau de M. Le Barbier. La com-
position , qui est de la plus grande simplicité, s’explique
au premier instant, et ses moindres détails servent à re-
tracer la pauvreté lacédémonienne.

La Mère et le jeune Guerrier ont un caractère de sé-
vérité parfaitement historique. A Sparte, l’éducation mi-
litaire commençant pour ainsi dii-e dès le berceau, l’artiste
a eu une idée heureuse, en faisant jouer deux enfan:
avec la lance du Guerrier ; et comme la Laconie produi-
sait une race de chiens très-renommée dans la Grèce, il
a cru devoir aussi en placer un dans le tableau.

M. Le Barbier n’a pas apporté moins de soins dans
l’exécution de cet ouvrage qui ne peut que figurer digne-
ment dans le grand nombre de ses productions.
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