Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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large terrasse au dessus, d’où l’on découvrira la belle vue
du port, des quais et des riches bâtimens qui les déco-
rent. Le corps principal de l’édifice monte de fonds, et
forme un atiique au dessus de l’ordre. Cet attique com-
prend toute la développée de la voûte de la salle prin-
cipale et de ses vestibules.

Uu grand arc de cercle, ouvert à chaque extrémité, y
procure des jours du haut; et une lanterne, placée au
sommet de la voûte, achève d:'éclairer cet intérieur d’une
manière très-brillante.

Ces grands arcs servent de cadre sur deux façades à
des groupes de proportion colossale, qui représentent allé-
goriquement la Baltique et la Neva, l’ame du commerce
de cette grande cité, et pour ainsi dire ses divinités pro-
tectrices.

On doit attendre le plus grand effet de ce bel édifice
isolé de toutes parts, ayant à ses pieds d’un côté la grande
Neva , et de l’autre précédé par une vaste place de 148
toises de longueur sur 125 de largeur, espace qui séparera
la Bourse d’avec les bâtimens des Collèges.

Six belles rues dégagent cette place et conduisent aux
grands quais et vers le port.

Nulle situation ne pouvait être plus heureuse et mieux
choisie, nulle ne pouvait offrir un champ plus vaste au
génie de l’artiste, et l’on peut s’apercevoir qu’il en a su
profiter habilement.

Les deux colonnes rostrales servant de phares pour les
vaisseaux, indépendamment de leur utilité réelle, feront
l’ornement de ce quai et de toute la ville; elles réalise^
ront, une fois du moins , cet ensemble de composition
et ces encadremens d’architecture que l’on n’avait jusqu’à
présent vu qu’en dessin dans la plupart de nos concours
publics; elles donneront la juste mesure de ce qui peut
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