Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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renonça au monde pour se consacrer à la retraite, amc
travaux les plus rudes et à l’enseignement de la jeunesse;
il fut l’un des fondateurs de cette société. Le Maître de Sacy,
son frère, nommé d’abord directeur des dames de Port-
Royal, si connu par sa traduction de la Bible, et plus en-
core de son temps par les persécutions que lui firent
essuyer les Jésuites, est à ce qu’on croit représenté par
l’Apôtre assis derrière Judas. Celui qui debout, à côté
d’Antoine le Maître, lève les mains et regarde J. C. avec
admiration, est vraisemblablement Arnauld d’Andilly,
frère aîné d’Antoine Arnauld : il quitta le monde où la
gloire et la fortune lui souriaient, et ne conserva de relation
qu’avec la reine Anne d’Autriche, à qui tous les ans il
envoyait des fruits de son jardin. La dernière figure qu’on
voit dans le coin du tableau, est certainement celle du
sublime Pascal, de l’auteur des Provinciales, qui, géomètre
à 12 ans, fut, pendant une viè trop courte, un prodige de
science et un modèle de piété. Le grand Arnauld ; ce sa-
vant docteur , l’effroi des Molinistes et des Calvinistes, qui
acheta par l’exil et la pauvreté le droit de parler selon sa
conscience ; et Nicole, aussi docte qu’Arnauld et aussi sim-
ple que La Fontaine, ont sans doute aussi leurs portraits
dans ce tableau ; mais la différence des costumes et surtout
la barbe que l’artiste a été obligé de leur donner, em-
pêchent de les reconnaître.
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