Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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Planche cinquante-huitième. — La Vierge et S. Joseph ,
emmenant VEnfant Jésus, après l’avoir retrouvé dans
le temple. Peinture sur verre du Musée des monumens
français ; par Perrin, d’après Le Sueur.

Après avoir longtemps et inutilement cherché Jésus
qui les avait quittés, lorsqu’ils retournaient de Jéru-
salem à Nasareth, ses parens le trouvèrent dans le
temple où les Docteurs qui l’écoutaient étaient ravis de
sa sagesse. « Lors donc qu’ils le virent, dit S. Luc, ils
H furent remplis d’étonnement, et sa mère lui dit : mon
fils, pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous? Voilà
<<■ votre père et moi qui vous cherchions, étant tout
affligés. Il lui répondit : pourquoi me cherchiez-vous?
« Ne saviez-vous pas qu’il faut que je sois occupé de
<< ce qui regarde le service de mon père ? Mais ils ne
n comprirent point ce qu’il leur disait. Il s’en alla en-
« suite avec eux, etc. »

Le Sueur, avec son admirable simplicité, a repré-
senté l’instant où, à la sortie du temple, la Vierge et
S. Joseph adressent des reproches à Jésus. S. Joseph y
met plus de sévérité que la Vierge sur les traits de la-
quelle on remarque encore un reste de la crainte qu’elle
a éprouvée loin de son fils. L’Enfant répond avec dou-
ceur aux réprimandes de ses parens; et l’on voit que
l’artiste s’est pénétré du mot de l’Evangile qui dit qu’à
cet âge, il croissait en sagesse et en grâce devant Dieu et
devant les hommes.

Le Sueur est un de ces hommes rares dont on vou-
drait pouvoir recueillir les moindres productions, parce
que toutes sont remarquables par des beautés du pre-
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